Delphine, notre spécialiste de la culture et assistante d’accueil hors-pair, nous présente son créa crush : Erwin Redl, un artiste autrichien “illuminé” qui travaille avec des LEDs. Immersion dans sa première exposition parisienne “Light matters” à la Fondation EDF.

 

Paris m’épate. Je n’en finis pas d’essayer de la connaître, mais en vain.

Cette ville vivante, inconstante, ne cesse de nous faire déambuler dans son infinie métamorphose. Cette ville, qui m’a adoptée il y a 8 ans, m’a encore une fois fait découvrir un lieu que je ne connaissais pas. Une exposition originale intitulée Light Matters m’a attirée à la Fondation EDF, ancienne sous-station électrique accueillant des événements culturels depuis 1990. J’y ai découvert l’artiste autrichien Erwin Redl.

 

Arrivée à la Fondation, je franchis la porte et entre dans la salle d’exposition. L’installation de l’artiste, spécialement créée pour le lieu, occupe deux étages dont une mezzanine. Des alignements de LEDs en suspension couvrent la salle du sol au plafond. Je prends un instant pour me repérer, appréhender cet espace constellé de lumières. Puis, j’ose. Je rentre dans la “matrice”. Au début, une lumière bleue. Je suis suspendue dans l’espace, le temps s’arrête. La lumière ondule, je suis dans l’océan.

La lumière change. Elle oscille, crée des vagues. Elle passe du bleu, au violet, au rouge. Le rouge, tranchant, affuté, avance tel un mur implacable. Il parcourt toute la salle en scannant l’espace. La lumière court sur moi. Elle court sur les gens autour de moi. Nous sommes devenus immatériels.

Erwin Redl joue avec la lumière et l’architecture des lieux. Les installations lumineuses composées de milliers de LEDs nous emmènent dans une autre dimension… La salle d’exposition est devenue l’œuvre. Nous sommes devenus l’œuvre.

 

Erwin Redl aime rendre ses installations totalement immersives. Il joue avec la lumière de ses milliers de LEDs et la structure architecturale des lieux. C’est ainsi que s’efface la limite entre la réalité et la virtualité. Après des études en musique électronique, il déménage à New York où il étudie l’art numérique. Très apprécié aux États-Unis, son travail a notamment été exposé au Madison Square Park et à la Whitney Biennial.

 

Son travail interroge la notion de la conception d’une œuvre d’art à l’ère numérique et la place de l’être humain au sein de l’œuvre d’art.

 

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Delphine Romain, Office assistant