Nous voilà déjà en plein juillet ! L’heure n’est plus à la “To do list”, mais plutôt à la “Not done list”.

On a assuré les urgences, on a sacrifié le superflu. Trop tard pour le summer body ou pour rentabiliser la carte du club de gym. Trop tard pour faire le grand nettoyage de printemps, qui restera du petit nettoyage à l’arrache. Trop tard pour semer les graines qui aurait donné ce “magnifique parterre de fleurs sans effort” promis sur l’emballage. Trop tard pour rappeler ces prospects, ces relations ou même ces amis qu’on s’était juré de voir “avant l’été”. La vie va trop vite, on n’a pas eu le temps. Au rythme du métro, boulot, zapping à gogo, qui nous en blâmerait ?

Et pourtant, c’est curieux comme parfois le temps devient extensible. La hiérarchie, la famille, les échéances du quotidien nous pressent et pourtant, nous trouvons le temps de liker, twitter, chater, swiper, gamer, binge watcher… (sans même améliorer notre anglais pour autant). Étions-nous donc jadis si désœuvrés pour consacrer aujourd’hui des heures aux réseaux sociaux et aux loisirs virtuels ? Où était donc planqué tout ce temps non exploité à l’ère pré-digitale ? Dans certaines entreprises, la journée normale de travail fait dans les 12 heures parce que, vous comprenez, le client n’attend pas, il faut rester compétitif, on ne peut pas faire autrement… Comment ne pas penser qu’il y a une certaine complaisance à investir tout son capital temps dans le travail quand, du jour en lendemain, Coupe du Monde oblige, l’effectif tend à s’évaporer en fin d’après-midi ? Ou que la famille a bon dos, quand, dès l’ouverture des soldes avec ses matinales et ses nocturnes, c’est adieu veau, vache, cochon, couvée !

Au diable l’excuse “pas le temps”, tout est question de motivation. Le temps, ça ne se trouve pas, ça se prend ! Ne répétons pas cet été les erreurs de l’année. Ne laissons pas nos projets, nos envies, nos besoins agoniser sur notre “To do list”. La vie est trop courte et va trop vite pour qu’on puisse la mettre sur pause. Le bon moment pour faire les choses, c’est tout de suite !

Catherine Sandner, New business Manager