La lutte pour l’égalité des sexes ne serait-elle pas finalement un combat de Don Quichotte contre les moulins à vent ? Admettons que nous arrivions un jour à un même niveau de salaire et de perspectives professionnelles, voire à une répartition équitable des tâches domestiques, hommes et femmes seraient-ils égaux pour autant ?

Pour moi, la véritable inégalité se cache ailleurs.

L’inégalité, c’est cet ami de 52 ans retrouvé sur Linkedin et qui, à la question « As-tu des enfants ? », répond « Pas encore ». L’inégalité c’est que le mâle soit conçu pour produire du muscle, tandis que la femme est conçue pour produire de la graisse. L’inégalité c’est que Monsieur brûle sept fois plus de calories en passant l’aspirateur que Madame. Et pourtant, c’est toute l’attention se focalise sur la ligne et le physique de Madame.

La femme est ainsi contrainte de mener un combat contre nature. Elle se rêve fine, ferme, fit et sculpturale alors que sa biologie l’a prévue inerte, pleine, grosse et grasse. Elle intériorise l’adage « Il faut souffrir pour être belle », le régime devient sa compagne à vie et « faire du sport » une injonction suprême. Une corvée de plus. D’ailleurs l’éducation physique à l’école n’a-t-elle pas été inscrite dans la loi pour « préparer et prédisposer les jeunes filles aux soins du ménage » ? La boucle est ainsi bouclée.

Mais dans le sport non plus, la femme ne dansera pas sur un pied d’égalité avec l’homme. Elle sera moins forte, plus gauche. On apprend ainsi sur Psychologies.com que « les possesseurs de pénis parviendraient plus facilement à gérer leur masse corporelle, car cet organe leur servirait inconsciemment de centre ». Au secours !

Alors puisqu’on ne sera jamais puissante, rapide et performante, amusons-nous que diable !

Choisissons une de ces activités physiques tendances emballées dans de jolis noms sexy. Plutôt que de « faire du sport », faisons du Piloxing, de l’Aéro-Yoga, du Hula-hop, du Blob jump, du Bubble Football, du BarreShape, du Bokwa step-up, du Floorballet, du Sandboard, du Disc golf, du Fessiers Do Brazil ou du HEADIS (ping-pong avec la tête). Gageons que nous cesserons alors d’être à la traîne en matière de durée d’activité physique et que l’OMS au lieu de nous blâmer, nous citera en exemple. D’ailleurs, il faut que je vous laisse. J’ai mon cours d’Aqua-Poney qui commence dans vingt minutes….

 

Catherine Sandner
New Business Manager